Publié dans poésie, Urbain Photo

C’EST L’HEURE

C’est l’heure
Je ne veux pas que tu partes
Ton âme – fragile alouette – se languit de mots et de poésie
La nostalgie du silence nous guette,
Ta palette ilumine déjà de couleurs le sillage de ton ombre,
Et le souvenir qui s’enracine dans nos cœurs,
Est la source de ces larmes.
Le souvenir des fou rires,
Qui meurtri nos âmes.
Belle Aïcha, offre t’a jeunesse à l’éternité.
C’est l’heure.
Tu es déjà partie,
Il est temps de ne plus revenir,
Seulement de rester dans nos souvenirs.
De nouveau souffle le vent d’est,
La brise joyeuse et bourdonnante
Qui fait éco à tes éclats de rire.
Fleurir c’est aimer…
Fleurir éternellement belle amie

Palmyra Montiel

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Liberté

Le pays de la liberté est une terre indescriptible

C’est le pays des sept merveilles

Jungle qu’aucun lion n’a gouverné

La liberté m’a ouvert sa fabrique d’ailes

Et elle m’en a offert la plus belle paire

J’ai comme pénétré un secret inavoué

Et je me suis senti étrangère

Au pays de l’accueil

J’ai eu une sorte de tristesse

Au pays de l’amusement et de la joie

Le jour où je suis entrée dans le pays de la liberté

Aïcha Chibane

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Arbre

Je vais planter un arbre en cette page.

Pour créer les branches, une

caresse de clarté comme un voyage

en mer, a midi,

dans la fraternité des écumes, dans le courant

qui ignore sa destination, ou qui la connaît

de l’autre côté d’une île, sur l’autre rive,

calme signal des feux de bois.

Eleazar León – 1991

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Deux corps

Combien de fois à tâtons, la nuit,

deux corps aspirent à n’en faire plus qu’un

sans savoir qu’en fin de compte ils sont trois ou quatre.

C’est toujours devant la nudité de la chair

et son avide mystère:

soudain un œil étranger s’ouvre dans les oreillers,

des lèvres fendent l’obscurité,

Surgissent intempestives les voix

D’amants oubliés…

Eugenio Montejo -1982